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Octobre 2009

edition 20 octobre nancy volley

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Le journal 20 octobre 2009 - édition spécial Nancy Volley Maxéville jarville

Festival michtô 2009

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Le festival Michtô a planté ses prmières étoiles et semé ses premiers grains de sable au Grand-Sauvoy. Ambiance de traverse à l'ombre et à la lumière des fourmillants chapiteaux. on pioche dans la gamelle de nouilles, à la bonne franquette, quelques chiens placides dressent le museau à tout hasard. Depuis le grand chapiteau on entend des brides de rires, l'Estock Fisch s'échauffe. Et le Grand Sauvoy s'active... Depuis le week-end dernier se sont plantés là quatre chapiteaux, une yourte et des gradins extérieurs dans la perspective de voir s'avancer dès vendredi quelque 3.000 festivaliers au bas mots, et s'ouvrir plus d'une trentaine de shows.

Ce sera super, ce sera, c'est promis, complètement Michtô. 22gonesMonsieru Raoul avance bientôt sa dégaine d'aigre-fin des faubourgs, haut de forme mal arrimé, morgue de poissonnier. Il harangue l'aréopage de gosses fascinés, qui ne savent plus où donner des yeux. Doivent-ils s'atacher au bouc de la femme à barbe, au regard sévère et au fouet cinglant ? Aux fils qui scellent les lèvres de la muette Comtesse Anastasia ? A moins qu'ils ne se laissent enjôler par les arguments rondements exhibés de l'accorte miss Suzy... La troupe de l'Estock est là réunie pour le tout premier spectacle du festival, dans le cadre d'une des diverses "séances scolaires" programmées en amont. Va pour "L'Assabulatoir", dans la grande tradition du cirque forain: du corrosif rieur, râpeux aux entournures, où le ratage fait sciemment partie du paysage. Dès lors qu'on confie le rôle de Monsieur loyal à un lyrique squelette démantibulé, le ton est donné d'un cirque qui allume les étoiles...autant qu'il sème les grains de sable. 22gonesL'Estock Fish a fait 700 kilomètres pour venir à Nancy depuis Salon-de-Provence.

 

De confiance. Et pourquoi ? "Parce que le Cirque Gones", balance Monsieur Raoul, dans un laconisme d'une rare efficacité. Bientôt relayé par les huits artistes: "on aime l'esprit du festival". "On soutient cette dynamique du nouveau cirque". " Il est la preuve qu'on peut se débrouiller par soi-même". Mais pour çà, il a fallu l'envie du cirque Gones, cet étrange objet corcassien, pas tout à fait identifié aux yeux des institutions. Il a pourtant fait ses preuves. A titre individuel d'abord, puisque le bouche-à-oreille suffit à remplir le calendrier de la troupe qui a 4 spectacles actuellement à son actif. A titre collectif aussi, avec l'organisation d'une 4e édition de Michtô aui, une fois de plus, affichera sans doute complet. 22gones2Le cirque Gones, on peut lui donner le visage de Thomas ou Eva, lui prêter la silhouette de Blandine, Pierre ou Nicolas, et inversement. Et, pourquoi pas, la voix de Clément.

Qu'on surprend berçant un nourrisson dans les bras. Un symbole de confiance, d'ailleurs, que cette nouvelle génération accueilllie à bord d'un bateau cherchant toujours un port où s'arrimer. "C'est vrai qu'après sept ans d'existence, on aimerait nouer un partenariat avec une institution, ou une commune pour loger notre chapiteau et nos décors. On vit toujours dans l'incertitude. Mais la contre-partie, évidement, c'est ce métier-passion". Clément évoque la collégialité, le fonctionnement "organique" de la petite entité, et désamorce le discours pessismiste s'il vient à pointer le bout de son mot: "On se dit que si un jour, ça venait à se terminer, après avoir fait tourner une boutique pareille, on sera bien capable d'entreprendre autre chose". Indiscutable argument. Là-dessus démare le show des p'tits camarades de l'Estock, avec en prélude une promesse à retenir pour le week-end entier: "Vous oublierez un instant l'inanité du dehors et son inconséquence !". Michtô, festival de cirque et d'arts de rue, les 23.24 et 25 octobre.