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Mars 2011

réunion de concertation école jules romain

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réunion de concertation école jules romain

La réunion organisé jeudi soir à l'école Jules-Romains n'a pas franchement porté ses fruits. C'est un fait, le torchon brûle entre la mairie, la communauté éducative et les parents d'élèves particulièrement remonté contre le projet de fusion proposé. Les parents, vêtus de tee-shirts "Parents en colère", les enseignants et les Atsem, ont investi en nombre le hall où se déroulait cette réunion fixée à 17h. L'ambiance a été pour le moins houleuse. Le maire, chahuté, a tenté de conserver son sang-froid mais les tentatives d'apaisement étaient vaines. Optimiser des m2, regrouper les moyens à des fins éducatives, profiter de la proximité des nouveaux services mis en place (cantine, ludothèque...), les arguments invoqués par la municipalité n'ont convaincu ni les parents, ni kes enseignants. Pour Christophe Choserot, une nouvelle fois ce projet est porté par la mairie dans la grande confusion. Pire:"Vous nous parlez de concertation alors qu'on découvre qu'une délibération est déjà inscrite à l'ordre du jour du prochain conseil municipal. L'opposition n'a même pas été informée de cette réunion. Re grouper les petits du cycle 1 d'un côté et le cycle 2 de l'autre n'aura que des effets négatifs. Vous allez créer deux grosses structures à la place de quatres écoles à taille humaine, vous ajoutez du stress et vous mutipliez les probèmes (...). La mixité entre les niveaux sera rompue et les parents devront faire des allers et des retours s'ils ont des enfants dans les deux écoles différentes", a ajouté l'élu d'opposition, vivement applaudi par toute la salle. Cas rare, plusieurs enseignants ont contesté la méthode. Le maire qui indiquait avoir l'appui de l'Inspection d'académie a été qualifié de menteur et a été conspuéé à plusieurs reprises. "Vous considérez les enfants comme des ordinateurs que l'on branche et qu'on débranche", a lâché encore une directrice d'école Article de l'Est républicain du 19 mars 2010 Saïd LABIDI Les parents, les enseignants et les élèves des groupes scolaires Jules-Romain et Saint-Exupéry à champ-le-Boeuf ne veulent pas "fusionner". Leur pétition aurait rassemblé 300 signatures. Puisqu'ils n'ont pas été entendus lors de la réunion publique jeudi, leur contestation est montée d'un cran. Hier matin, les deux écoles étaient complètement bloquées et occupées par une partie des parents sous l'oeil bienveillant des équipes pédagogiques. Ce qui a donné lieu à de vifs échanges entre parents en colère et représentatns de la mairie, dont le premier adjoint au maire de Maxéville. Le projet, porté par la mairie, doit pourtant se concrétiser rapidement, dès la rentrée prochaine, du moins si le conseil municipal adopte la délibération lundi prochain. Il est prévu de regrouper tous les èlèves de maternelle à Jules-Romain et les cycles 3 (du CE2 au CM2) à Saint-Exupéry. Une restructuration, menée au nom de la "mixité", selon la mairie. Saint-Exupéry étant située en zone pavillonnaire, Jules Romain concentrerait tous les problèmes sociaux. "La mixité a bon dos", répliquent les opposants, c'est-à-dire à peu près tout le monde (un père s'est toutefois énervé contre la prise d'otage de son "gamin"). "L'absence de mixité ne correspond plus à la réalité depuis quinze ou vingt ans", confie une enseignante de Jules-Romains. La restructuration, "menée au forceps et sans concertation", obéirait davantage à une logique comptable qu'à des impératifs républicains. "On organise la vie scolaire différemment quand on passe de 1.100 élèves à moins de 500", a d'ailleurs tenté d'expliquer Mireille Gazin, adjointe aux écoles... "Tout le travail mené par les équipes pédagogiques depuis des années sera anéanti", explique une enseignante. "Et dire que nous étions parvenus à tisser des liens avec les familles, à réduire les problèmes de violence pendant la récréation en mixant les cylcles 2 et 3 et en décalant la récré. Quid du décloisonnement en maternelle ? Où feront-ils leur sieste ? Il y a des problèmes d'organisation qui ne peuvent être réglés en si peu de temps". Christophe Choserot, conseiller d'opposition et conseiller régional, est venu apporter son soutien: "Ce n'est pas une opposition de principe, une bonne restructuration peut même être profitable. C'est la méthode que nous dénonçons, il n'y a eu aucune concertation. Pire: il y a eu un semblant de concertation lors de la réunion publique. Aucune des arguments des parents n'a été entendu". Mireille Gazin propose une réunion de la dernière chance à l'équipe pédagogique lundi. Proposition acceptée par Christophe Choserot si, et seulement si, la délibération portant sur la fusion est retirée de l'ordre du jour du conseil municipal de lundi. Les débats s'annoncent mouvementés.