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Nécrologie : Décès de Robert Veitmann

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robert veitmannJe fais partie du comité des fêtes de Champ-le-Boeuf en tant que bénévole au même titre que Robert Veitman que j'ai connu très peu puisque je suis arrivé en début d'année 2014.

Lorsqu'on connaît une personne dans son entourage, c'est toujours triste de la voire partir.Nous avons appris le décès de Robert Veitmann, survenu le mardi 9 décembre, à l'âge de 82 ans. Il était né le 5 octobre 1932 à Chatenois (88).

Après ses études à La Malgrange, il passe son CAP pour devenir charcutier. Il sera le meilleur du département. Il fait son apprentissage chez Carraux-Caderlet, tenu par la famille Millot. C'est là qu'il tombe amoureux de la nièce de la maison, la jeune et belle Solange. Ils se marient le 5 avril 1955. Rappelé sous les drapeux, Robert Veitmann verra son fils Patrick pour la première fois, à l'occasion de son rapatriement, suite à une blessure. Il s'étati piqué sur un cactus.

Il quitte la maison Carraux-Caderlet pour entrer chez Morel à Nancy. Jean-Michel, Michel et Isabelle viendront agrandir la famille. En 1962, il reprend une charcuterie rue de Villers,à Nancy. Les affaires ne marchand pas, il prend, en plus, un travail à la Boucherie Parisienne. En 1969, il arrête la charcuterie de la rue de Villers et continue son travail à La Parisienne. Il se lève à 3h du matin pour décharger des camions au marché. Il se trouve un revenu de complément les samedis après-midi chez un boucher de campagne. Il reste à La Parisienne jusqu'à sa retraite en 1992. Il formera de nombreux apprentis.

A sa retraite, il s'investit, avec son épouse, dans le comité des fêtes de Champ-le-Boeuf, puis dans le foyer des anciens, où il apporte, en plus de ses compétences culinaires, sa joie de vivre et son humour. Il a subi trois gros chocs: le décès de son fils Patrick en 2008, celui de jean-Yves, son petit-fils en 2011, puis celui d'Isabelle, sa fille, en juin 2014. Il en restera très marqué.

Chaleureux et sociable, sa table était toujours ouverte pour la famille et les copains de ses enfants. Il passait des heures à amuser ses petits-enfants, appréciait les après-midi de thés dansants ou de Saint-Nicolas, les soirées de jumelage...Bobby, comme tout le monde l'appelait, c'était l'humour, l'ouverture aux autres et une générosité sans faille. Il faisait preuve d'une culture étendue qui faisait dire à ses petits-enfants qu'il fallait l'inscrire aux jeux télévisés.

Aimé tant par les anciens que par les enfants, il s'était fait une belle place à Champ-le-Boeuf.

 

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