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Le démantèlement du Totem à Maxéville

Onglets principaux

 

demantèlement totemAprès 15 ans d’effervescence, la friche culturelle emblématique s’efface sous une dernière couche de blanc…

Un coup de rouleau, deux coups de rouleau, un troisième et c’est fini. La truffe du Mickey obèse et trash disparaît sous une couche de peinture blanche. Plus loin, la grande fresque de Flow est déjà engloutie, et les murs jaunes et noirs en passe de disparaître, eux aussi sont grignotés par la lèpre blanchâtre… Janvier 2015, le Totem s’efface, au sens propre.

Promis à fermeture pour le 31 janvier, cette friche culturelle qui a vu battre ce morceau de Maxéville d’un pouls singulier depuis près de 15 ans sera rendue telle qu’en elle-même.

« Telle qu’on l’a trouvée à notre arrivée », promet Didier Manuel, l’un des fondateurs de ce « Territoire Organisé Temporairement en Espace Merveilleux » avec la compagnie Materia Prima qui, elle, a été liquidée l’été dernier.
« Pour du temporaire, ça aura tout de même duré quinze ans ! »

Las de résister

Didier Manuel, souvent monté au front ces derniers mois pour tenter de sauver ce lieu né d’un squat artistique avant de devenir une institution underground, tente à présent de prendre les choses avec une certaine philosophie. « Après tout, ça fait deux ans que je fais du travail de résistance et ça n’a rien d’agréable. Si c’est juste pour résister au maire de Maxéville, Christophe Choserot, qui ne voit aucun intérêt à notre action (pas plus d’ailleurs que l’ensemble des politiques locaux), je ne vois pas l’intérêt. »

Néanmoins, lui et une dizaine de bénévoles ne se contenteront pas de fermer une dernière fois la porte. Tout ce qui faisait l’identité du Totem est appelé à disparaître. L’équipe récupère son propre matériel, les éléments recyclables (cumulus, portes coupe-feu, etc.) sont récupérés pour un éventuel projet à venir (« Je n’exclus pas de remonter quelque chose quelque part »), et deux couches de peinture finiront de neutraliser les lieux. « Lorsqu’on a commencé à squatter ici, j’avais promis au maire de l’époque qu’on rendrait l’appartement en état », explique Didier Manuel. « Par ailleurs, c’est un projet artistique. Si quelqu’un voulait le conserver, il n’avait qu’à payer. D’autant que ça fait 15 ans qu’on travaille comme des bagnards là-dedans, sur le mode bénévolat. »

« Issue tragique »didier manuel en train de peindre

Les cartons de déménagement se rempliront sans excès d’amertume. Le bilan est plus que flatteur. 
En 15 ans se sont montés sept festivals Souterrain, un nombre incalculable de performances et de soirées, cinq Cabarets rouges, cinq Beat Paradox, une vingtaine de soirées No Access, trois festivals « Pas de fumée sans feu » et des soirées en veux-tu en voilà. 
« Une aventure ultra-positive dont l’issue est tragique », conclut Lukas Zpira, artiste globe-trotter qui enregistre les dernières pages de l’histoire totémique à destination d’Arte.

« Il y a un aveuglément évident du monde politique, qui n’a toujours pas compris qu’ici était né un lieu d’une ampleur unique en Europe, ne serait-ce qu’en terme d’énergie. » 
Cette même énergie est mise cette semaine, pinceau en main, une dernière fois à contribution.

Article de l'est républicain Lysiane GANOUSSE

christophe choserot

Questions à - Maire de Maxéville - Christophe Choserot

« Avant toute chose, il faut en passer par une pause technique. Car pour l’instant, on n’est pas du tout aux normes »

La ville de Maxéville étant propriétaire des lieux, la balle est désormais dans le camp du maire, Christophe Choserot, pour décider de l’avenir de l’édifice sur le point d’être fermé. Interview.

Qu’est-ce qui va être mis en place dans l’avenir immédiat sur le site autrefois occupé par le Totem ?

Avant toute chose, il va falloir absolument en passer par une pause technique. C’est qu’actuellement, on n’est pas du tout dans les normes (Ndlr : ne serait-ce que sur le toit, on a recensé une quarantaine de points de fuites). Il faut donc remettre bon ordre à tout ça.

Un chantier qui risque de se chiffrer en dizaines de milliers d’euros…

En effet, ça risque d’être très cher. Or on sait dans quel état de délabrement sont les finances de Maxéville, ça va donc être compliqué. Ce n’est d’ailleurs pas forcément à notre seule commune de devoir en supporter le coût…

Et une fois cette remise aux normes accomplie, peut-on espérer que le lieu reprenne vie ?

Oui, il y a quelque chose à faire ici, j’en suis persuadé. Mais en revanche, je n’ai aucune envie de mettre en place une régie municipale sur l’exemple du théâtre Mon Désert à Nancy.

Une idée de la forme que pourrait prendre cet avenir ?

Commençons par nous poser tranquillement. Je ne veux pas faire n’importe quoi. On lancera probablement un appel à projets et je serai ouvert à tout type de proposition. Mais d’abord, une pause technique, c’est impératif.

Propos recueillis par L.G.

Article de l'est républicain

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