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Conseil municipal Maxéville 24 septembre 2012

Onglets principaux

Conseil municipal de maxéville le lundi 24 septembre à 20h00 à la Mairie.

Pour l'ordre du jour, il y en a 23 exactement, vous pouvez soit consulter le blog de Daniel Jacob ici ou celui de Christophe choserot ici. Il s'agit du conseil de la rentrée et le sujet qui a pris environ une heure de parole concerne l'affaire numéro six sur la mise en place d'un dispositif de vidéo surveillance sur le stade darnys et écuries du plateau et la dame.

Quest-ce que j'ai donc compris à ce débat ? Il y avait des arguments de l'un et de l'autre :

Contre : le coût, il est évident que cela représente une très grosse somme d'argent pour installer ce genre de matériel. J'aurais aimé connaître la résolution de ce dispositif vidéo pour une captation nocturne. Car en l'absence d'éclairage suffisament fort, la vidéo est fortement dégradé. De plus, y a-t-il un opérateur derrière ce dispositif qui puisse zoomer sur les individus ou est-ce simplement un dispositf passif ? Je me souviens d'un reportage sur une gendarmerie dans le var qui étati confronté à des vols dans les maisons et qui avait fini par trouver les coleurs grâce à la vidéo surveillance de la ville, mais il ne pouvait identifier clairement les voleurs. On ne pouvait que supposer. Ce n'est pas comme une photo nette, prise de face. Souvent la caméra est situé en hauteur, il suffit de porter une casquette pour masquer le visage.

L'utilité d'un tel dispositif semble inefficace pour l'opposition en s'appuyant sur des chiffres d'autres villes. C'est aussi une atteinte à la vie privé.

Pour : un outil de dissuasion face à la délinquence, un sentiment de sécurité, un élément de preuve.

Je vous laisse le soin de compléter le pour et le contre car je suis sur d'en oublier. En tant qu'habitant de Maxéville, je peux raisonner de la sorte. Il est vrai que cela représente une somme d'argent qu'on pourrait utiliser sur s'autres priorités, et il y a toujours d'autres priorités. Si cela concernait mon quartier, mon quotidien, j'aurais souhaité une réponse de la commune face à ce problème. On aurait pu mettre des policiers mais cela doit être compliqué. Il existe surement d'autres façon de combattre ce problème, et c'est l'équipe de la municipalité de trouver la meilleur solution.

Cela me rappel la jeune délinquance qui sévissait dans mon quartier le hameau de la ferme, à maxéville haut (et oui il y a le haut, le bas, le centre, c'est une commune à plusieurs visages) pendant une année où il y avait des dégradations genre des tags, des réunions tardives dans la nuit. Un groupe de jeune qui ne vivait pas en plus dans le quartier; Un soir, il passait en bande, et s'amusait à  faire tomber les poubelles. Je les ai poursuivi dans la rue pendant un bon quart d'heure mais que vous voulez faire face à une dizaine de jeune qui court dans tous les sens ?

Les jours suivants je eu des oeufs lancés sur ma fenêtre, ils ont pris des affaires dans mon véhicule et a mis le feu sous le porche. La police municipal est venu, j'ai même posé une maine courante. Et depuis, je n'ai plus de souci. Je ne dis pas qu'il faut courser les jeunes, c'est dangereux. Mais bon, entre le vol des carburants, des rétros cassés, des portes d 'entrées vandalisés, il fallait bien se défendre.

J'aurais eu une vidéo surveillance dans mon quartier, cela m'aurait rassurer. Maintenant pour la question d'atteinte à la vie privée, chacun a sa position. Je trouve qu'à l'heure où il y a plus de 26 millions de comptes facebook où on peut suivre l'intimité des gens sans les connaître, ce n'est pas ce dispositif qui va s'introduire dans ma vie privée.

Commentaires

Pour le Groupe Municipal de Gauche,

Christophe Choserot

Conseiller Régional de Lorraine

Conseiller municipal

Président du groupe d’opposition « Maxéville, un nouvel élan »

Lors du dernier conseil municipal, il nous a été proposé de nous exprimer  sur une demande de subvention au titre de la dotation de développement urbain. Pour le département de Meurthe-et-Moselle la dotation s’élève à 1 024 463 €.Quatre communes  du département sont éligibles : Jarville la Malgrange, Mont Saint Martin, Vandoeuvre-lès-Nancy et Maxéville.

Cette dotation est un effort national envers les villes dont la population est confrontée aux difficultés les plus importantes. La dotation de développement urbain intervient pour contribuer au financement d’équipements publics s’inscrivant dans les domaines de l’emploi, de l’éducation et de la santé.

Notre responsabilité d’élu est d’utiliser au mieux cet argent pour répondre à la problématique posée « aider les populations fragilisées socialement ».

Le projet présenté par notre Maire pour favoriser l’accès à l’emploi, à l’éducation, à la santé  est un dispositif appelé vidéo tranquillité, 20 caméras de surveillance installées sur le quartier du Champ-le-Bœuf  pour un budget de 394 000€, 264 000€ dans le cadre de la dotation et 130 680€ sur le budget de la ville.

Comment la vidéosurveillance répondra aux problèmes d’emploi (22% de chômage sur notre commune) ?

Comment la vidéosurveillance  répondra aux problèmes liés à l’accès à la santé ?

Comment la vidéosurveillance répondra aux problèmes sociaux et sociétaux de notre commune ?

Comme l’an dernier, le Maire utilise cette dotation à d’autres fins que celles prévues par le gouvernement. Nous tenons à rappeler ici qu’en 2011 la majorité UMP avait déjà dévoyé cette dotation pour des investissements en équipement dans l’ancienne usine ASAT. C’est inacceptable.

De plus, relier directement l’installation de la vidéosurveillance et la baisse de la délinquance est pour le moins hasardeux. Un rapport sur la vidéosurveillance, réalisé par l’inspection générale de l’administration, l’inspection générale de la police nationale et l’inspection technique de la gendarmerie nationale, pour le ministère de l’Intérieur, démontre manifestement que les violences faites aux personnes, notamment, ne diminuent pas si une caméra est installée sur les lieux de l’événement.

Comment l’opposition aurait utilisé cette dotation ?

A l’aide de cette dotation de développement urbain, nous aurions proposé les projets suivants :

  • Mise en place d’une mini-navette pour faciliter les déplacements entre les différents quartiers de Maxéville,
  • Mise en place d’une maison de l’emploi pour s’informer en termes de recherche d’emploi ou de formation.
  • La mise en place de conseils de quartier, conseil des jeunes, bref d’instances de démocratie participative.
  • Actions éducatives envers les enfants et adolescents rencontrant des difficultés scolaires et périscolaires.
  • Aides aux associations en fonctionnement pour faciliter leurs missions.
  • ….

Toutes ces idées nous les avons proposées au Maire, qui une fois de plus ne nous a pas écoutés.

Article de l'est républicain

Claude Baland, DGPN, en visite à Nancy.

LES POLICIERS ne veulent pas entendre parler de « récépissé » mais ils acceptent de travailler sous l’œil d’une caméra.

Ce qui n’était qu’un projet a été confirmé par le Directeur général de la police nationale Claude Baland, de passage à Nancy ce jeudi. Mais sous conditions : « Certaines interventions de la police, la nuit, dans les quartiers difficiles, se feront avec une caméra portable », explique le patron de la police. Objectif : « Empêcher l’invention de griefs grâce à la preuve par l’image ».

Aucun budget n’ayant encore été arrêté pour financer cette mesure, l’une des plus spectaculaires de l’ère Manuel Valls, on ignore pour l’heure quels sont les services qui en seront équipés et le nombre de « caméras antibavures » qui seront déployées.

Autre grande nouveauté « préconisée par le Défenseur des droits » et dictée par « la nécessité de gagner la confiance d’une plus grande partie de la population » : le retour du matricule, à défaut de la remise d’un récépissé à la personne contrôlée. « Il s’agit de raffermir le cadre déontologique qui s’appliquera lors les contrôles d’identité et les palpations. Il date de 1986, il faut l’actualiser ».
ZSP : moyens renforcés

Le gros chantier qui attend le DGPN est la mise en place des « ZSP », ces zones de sécurité prioritaires qui bénéficieront de « moyens renforcés », dont la « vidéosurveillance » et l’affectation de personnels expérimentés. « 90 % des gardiens de la paix viennent de province et ils sont mutés dans des zones difficiles », explique Claude Baland. La prime de résultat exceptionnel (un acquis de la présidentielle Sarkozy) devrait motiver les candidats.

Aux 15 ZSP arrêtés s’en ajouteront 50 en 2013 et 50 en 2014. Le dialogue entre magistrats, policiers, éducateurs, élus et associations déjà instauré dans le cadre des contrats locaux de sécurité y sera favorisé.
2.432 fonctionnaires de plus

« On ne prend pas assez en compte l’expression du besoin de sécurité du citoyen ».

Claude Baland est aussi venu confirmer la fin de la RGPP (le non-remplacement des fonctionnaires partant en retraite). « 2.432 gardiens de la paix seront recrutés en 2013, contre 500 en 2011 et 500 en 2010 ».

Quant à la fin de la « politique du chiffre », elle ne signifie pas « relâchement ». D’ailleurs, dans le cadre de la lutte contre l’islamisme radical et afin de « détecter au plus vite ceux qui pourraient basculer », le DGPN préconise une mutualisation du renseignement entre tous les services, y compris entre police et gendarmerie.

Saïd LABIDI

VIDÉO - Devant des députés, le général Soubelet, n°3 de la gendarmerie, a déploré que les délinquants «profitent du système» et a noté que «les gendarmes sont inquiets car on prend plus soin des auteurs que des victimes».

«Je vais livrer une analyse personnelle, peut-être un peu iconoclaste»: avec un courage certain, le général de corps d'armée Bertrand Soubelet, numéro 3 de la gendarmerie nationale, s'est livré à une critique sans fard de la politique pénale actuellement menée. Ses propos, tenus le 18 décembre devant la commission parlementaire de «lutte contre l'insécurité» ouverte à la presse et qu'il savait enregistrés, sont ceux d'un grand technicien. Énoncés sur un ton posé, ils ont l'effet d'une bombe. Venant d'un gradé de tout premier plan et reprises par l'Agence France presse, ils traduisent, s'il en était encore besoin, le malaise des forces de l'ordre face un système judiciaire souvent taxé d'angélisme et dont le nombre de remises en liberté ne cesse de hérisser la base.

Pendant plus d'une heure et 24 minutes d'audition, ce général 4 étoiles, grand patron des opérations et de l'emploi à la Direction générale de la gendarmerie nationale, nommé le 28 novembre 2012 en Conseil des ministres, a brossé un tableau sans concessions. Évoquant en préambule de son propos la lourdeur des procédures «sur le plan juridique», qui complique le travail des gendarmes, le général Bertrand Soubelet lâche que «les délinquants le savent et profitent du système».

«Les gendarmes sont inquiets car on prend plus soin des auteurs que des victimes», prévient le militaire, précisant qu'en 2013 il y a eu une hausse de 4% de personnes mises en cause par ses services tandis que le nombre de placements sous écrou «a diminué de 33%». «Évidemment, l'insécurité et le sentiment d'insécurité ne cesseront d'augmenter tant que la réponse collective à la délinquance ne sera pas adaptée», martèle-t-il. Le diagnostic de ce haut stratège est implacable: la réponse pénale est, selon lui, «en décalage». Sans détour, il enfonce le clou en assurant: «Les auteurs d'atteintes aux biens (cambriolages, vols...), les plus importantes numériquement, bénéficient d'un traitement pénal qui leur permet de continuer à exercer leurs activités.» Si le mot «impunité» n'a pas été lâché, l'auditoire a dû y penser très fort.

Invoquant sa «liberté de parole», le général Soubelet considère certes que «la délinquance n'augmente pas en valeur absolue» mais qu'il existe bel et bien «une réelle insécurité dans notre pays».

Toujours selon la vidéo de cette audition, il cite un «élément déstabilisant» pour la gendarmerie: «La notion de sanctuaire rural et périurbain n'existe plus (…) la délinquance et l'insécurité frappent au cœur de nos territoires, dans la ruralité profonde.» Un phénomène lié à une «migration importante de la population française en dehors des 25 agglomérations les plus importantes, vers la zone gendarmerie».

Une grenade dégoupillée

Lors d'un échange avec les députés, le haut galonné dégoupille une autre grenade: citant une synthèse datée du jour même de l'audition et reprenant les conclusions de commandants de groupements de gendarmerie départementale, il révèle que 65% des cambrioleurs interpellés dans les Bouches-du-Rhône en novembre 2013 «sont à nouveau dans la nature». «Quand vous lâchez 65% de ceux qui se sont rendus coupables d'un certain nombre d'exactions, comment voulez-vous que les chiffres baissent?, s'interroge le général Soubelet, c'est tout à fait impossible. Vous pouvez multiplier par deux les effectifs de gendarmes dans les Bouches-du-Rhône, cela ne changerait rien. La réalité, c'est celle-là, je pense que c'est mon devoir de vous le dire, de manière peut-être un peu crue.»

«Dans un département» qu'il ne cite pas, affirme-t-il encore, le parquet recommande de «mettre dehors» les présumés délinquants mineurs étrangers faute de «moyens» pour trouver un interprète. Par ailleurs, il estime aussi que le «critère de valeur» pour une garde à vue est qu'à «moins de 300 euros» de préjudice «on remet tout le monde dehors».

Plus largement sur les Français de moins de 18 ans, il préconise «une prise en charge très précoce»: «Quand j'entends dire, face à des enfants de 10 ou même de 8 ans, qu'ils ne sont pas capables d'entendre un rappel à la loi, je suis très surpris, note le général. On peut tout entendre à condition que le discours soit adapté à l'âge de celui à qui on s'adresse. (…) Aujourd'hui, toute une frange de notre jeunesse ne sait pas où est le bien et où est le mal. On peut très tôt donner un message clair.»

Si la Direction générale de la gendarmerie se refuse à tout commentaire sur ces propos forts et mesurés de ce technicien à la réputation incontestée, certains officiers jugent la liberté de ton du général Soubelet, 54 ans, «un peu étonnante et assez inhabituelle». «Ce grand chef, qui coordonne et met en œuvre la politique opérationnelle de toute la gendarmerie, est à un poste d'observation majeur pour décrypter toutes les remontées venant du terrain, confie un cadre. Devant la représentation nationale, il a juste fait son devoir en ne mentant pas et en assumant la réalité telle qu'elle est, sans langue de bois…»

source le figaro

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