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CQFR N°42 Départ de Stéphane Herveux

Onglets principaux

Après 15 ans de bons et loyaux services à Laxou où il était déjà à ce poste à responsabilités, Stéphane Herueux a décidé de se lancer un nouveau challenge en acceptant le poste à Épinal. « J’avais besoin de sortir de ma zone de confort », dit-il assis derrière son nouveau bureau à la mairie spinalienne. Pourtant, son poste précédent n’avait rien d’un long fleuve tranquille selon ses dires. « C’est l’une des rares villes en France à avoir deux zones sensibles prioritaires (ZSP). » Durant ces 15 années, il a été confronté à tous les degrés de la délinquance urbaine, « jusqu’à l’homicide ».

Des activités annexes

À Laxou, la police municipale est considérée comme primo intervenante, « nous étions les premiers sur toutes les interventions, c’est le rôle même de la police de proximité », avance l’officier. La police de proximité, ça le connaît puisqu’il rédige un mémoire sur la redéfinition de cette police. Parce qu’en parallèle à sa carrière de policier, Stéphane Herueux a repris ses études de droit à la faculté de Nancy. Depuis trois ans, il mène de front sa profession de policier et sa licence de droit, il suit les cours à distance ou sur les bancs de l’université. Et jusqu’à son intégration récente à Épinal, l’officier était également juriste d’un syndicat de police pendant 4 ans. « J’y ai pris beaucoup de plaisir, mais ça prend beaucoup de temps et avec ce nouveau défi qu’est Épinal, je ne pouvais pas continuer », explique le nouveau chef.

En revanche, Stéphane Herueux continue d’être instructeur à l’école de police de Nancy. « Je forme des gardiens qui viennent d’obtenir leur concours, des agents en remise à niveau et des futurs chefs de service. » Et il prépare le concours de directeur de police municipale qui « correspond au grade de commissaire ». Comment fait-il pour gérer toutes ces activités annexes ? « Je dors très peu », confie-t-il en souriant, quatre heures par nuit lui suffisent. De sa vie privée, il ne dira mot, consigne de la préfecture par mesure de sécurité.

Équilibre en prévention et répression

Originaire de Nancy, il a été affecté pour son premier poste à Maxéville après l’obtention de son concours en 98, pour ensuite filer en direction de Saint-Dizier (Haute-Marne) avec son quartier sensible du Vert-Bois. Tout au long de son parcours professionnel, il a connu la délinquance urbaine. « À Épinal, ce n’est pas le même type de délinquance, on est plus sur de la dégradation de biens, même des biens publics, j’étais assez surpris ».

L’important pour l’officier est de trouver un équilibre entre prévention et répression. « C’est quelque chose de capital, on ne peut pas être uniquement dans la prévention ni dans la répression. Michel Heinrich est plus tourné vers la prévention des risques. Il ne veut pas d’une police ‘’tout répressif’’.» D’ailleurs, la police municipale spinalienne n’est pas équipée d’armes létales.

L’objectif de Stéphane Herueux est de valoriser la police municipale. « Je ne suis pas là pour faire la révolution mais pour faire évoluer les choses. »